02/11/2006

Manque

 

Manque




Tu me manques


Je porte en moi ton absence


C’est un trou noir thoracique

C’est une singularité qui aspire

englobe

phagocyte

mon univers


Plus rien ne subsiste que ce néant menteur


De ce chaos me parviennent

des images en déshérence

des douleurs nouvelles

les stigmates d’une foi obsidionale


De ce monde inversé

surgissent des gemmes douloureuses

pierres précieuses intercostales

qui me blessent

et

entravent

ma

respiration


Hématites purulentes

Ces longues balades sur la plage

le sel parfumé de la mer

toi en skipper rouge sur le sable blond


Rubis glacés

Un hôtel européen

toi qui bénit la voiture à l'Irish Coffee

Ta jupe déchirée comme un drapeau sous le vent


Diamant frigide

Cette signature, toi en tailleur de soie bleue

Les témoins engoncés dans une gêne visible

Ton frère en retard comme toujours


Tout un lapidaire diurne

Qui me torture - acide et éclairs

Tout un lapidaire nocturne

Qui me lacère l'esprit et la chair


13:33 Écrit par Marco Bertolini dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : manque, poesie |  Facebook |

Commentaires

Encore une fois... très beau texte, tu joues avec les mots tel un illusioniste.
A tout bientôt et belle nuit (quoique bien froide...)

Écrit par : Friduchita | 04/11/2006

Merci, Friduchita pour ce commentaire sympa. Hasta luego !

Écrit par : Marco | 04/11/2006

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